DPE à Mortard, Lure : comprendre le bâti et les enjeux pour vendre ou louer

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Mortard, quartier de Lure, les 969 DPE analysés décrivent un parc principalement composé d’appartements, avec une forte présence de constructions de 1948 à 1974. Les classes C et D dominent, tandis que la proportion de logements F et G reste légèrement inférieure à celle de la ville.

DPE à Mortard, Lure : comprendre le bâti et les enjeux pour vendre ou louer — Lure

Un bâti surtout collectif, marqué par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Mortard)Part du quartier
A00,0 %
B00,0 %
C30831,8 %
D41442,7 %
E14414,9 %
F707,2 %
G333,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Mortard (Lure).

À Mortard, le portrait énergétique repose sur 969 diagnostics géolocalisés, au sein d’un échantillon de 2 307 DPE analysés à Lure. Ces observations décrivent avant tout les biens diagnostiqués : elles ne constituent pas un décompte exhaustif de tous les logements du quartier. Leur profil est néanmoins net. La période de construction dominante est celle de 1948 à 1974, qui représente 59,2 % des diagnostics. Les logements construits avant 1975 pèsent au total 61,6 %, tandis que ceux d’avant 1948 ne représentent que 2,4 %. Mortard se distingue donc par un bâti ancien principalement issu de la période d’après-guerre, plutôt que par une forte présence de constructions antérieures à 1948. Les maisons individuelles ne comptent que pour 13,2 % des biens observés ; le reste correspond à des appartements. Cette structure est un repère essentiel pour interpréter les résultats énergétiques locaux.

  • Âge du bâti : la part de 59,2 % pour les constructions de 1948-1974 donne le principal repère historique du quartier. Elle ne renseigne toutefois pas sur les travaux réalisés depuis la construction, ni sur l’état actuel de chaque bâtiment.
  • Maisons et appartements : avec seulement 13,2 % de maisons individuelles, les données concernent principalement l’habitat collectif. Pour présenter une maison à vendre ou à louer, il faut donc garder à l’esprit que les indicateurs du quartier reflètent surtout des appartements.
  • Surface : la médiane atteint 67 m². Ce repère aide à situer le format des logements diagnostiqués, sans définir une surface standard applicable à chaque bien ni permettre de déduire la répartition entre petits et grands appartements.

Des étiquettes concentrées en C et D, avec 103 logements F ou G

La répartition des étiquettes fait apparaître une concentration en classes C et D : 308 diagnostics relèvent de C et 414 de D. La classe D est ainsi la plus représentée dans l’échantillon de Mortard. Viennent ensuite 144 logements classés E, 70 classés F et 33 classés G. Aucun diagnostic de l’échantillon n’affiche une étiquette A ou B. Cette absence doit rester circonscrite aux données analysées : elle ne permet pas d’affirmer qu’aucun logement du quartier ne pourrait relever de ces classes. Les catégories F et G réunissent 103 logements, soit 10,6 % des diagnostics. Le quartier présente donc un profil où les classes C et D occupent la première place, mais où une partie des biens conserve une étiquette E, F ou G. Pour une transaction, cette diversité rend indispensable une lecture à l’échelle du logement, plutôt qu’une conclusion fondée uniquement sur son adresse.

Mortard face à Lure : moins de F et G, mais une consommation médiane identique

La comparaison avec Lure apporte une nuance importante. La proportion de passoires énergétiques F et G est de 10,6 % à Mortard, contre 11,3 % dans l’ensemble de la ville. Le quartier se situe donc légèrement en dessous du niveau communal sur cet indicateur précis. En revanche, sa consommation médiane est exactement celle de Lure : 194 kWh/m²/an. Il serait ainsi excessif de décrire Mortard comme globalement plus performant sur la seule base de sa part de F et G. Le coût énergétique annuel médian estimé est inférieur dans le quartier, à 1 156 €, contre 1 352 € à l’échelle communale. La surface médiane est également plus faible, avec 67 m² contre 70 m². Ces résultats doivent être lus ensemble, sans attribuer automatiquement l’écart de coût à une meilleure efficacité énergétique des logements.

  • Passoires énergétiques : les 10,6 % de F et G à Mortard, contre 11,3 % à Lure, constituent un élément de comparaison ciblé. Cette proportion ne décrit ni l’état d’un logement particulier ni la totalité de la distribution communale des étiquettes.
  • Consommation et coût : les deux territoires affichent 194 kWh/m²/an de consommation médiane, mais des coûts médians estimés différents. Les chiffres fournis ne permettent pas d’isoler les causes de cette différence, ni d’attribuer un coût type à une étiquette donnée.
  • Ancienneté : les constructions d’avant 1948 représentent 2,4 % des diagnostics de Mortard, contre 25,1 % à Lure. Le quartier se démarque donc nettement de la ville par la faible place du bâti le plus ancien dans son échantillon.

Vendre à Mortard : situer son logement sans lui attribuer la moyenne du quartier

Pour vendre à Mortard, les données locales servent surtout à contextualiser l’étiquette du bien. Un logement classé D appartient à la catégorie la plus représentée, avec 414 diagnostics ; un logement classé F ou G relève d’un groupe minoritaire, mais bien présent. Ces repères peuvent structurer la présentation du bien et les échanges sur sa consommation estimée. Ils ne permettent toutefois ni de calculer sa valeur, ni de prévoir une négociation, ni d’affirmer qu’une étiquette déterminera à elle seule l’issue de la vente. Le coût annuel médian de 1 156 € ne doit pas non plus être présenté comme le coût du logement proposé. Une présentation factuelle distingue clairement les caractéristiques individuelles du bien, son propre résultat DPE et les statistiques du quartier. L’ancienneté de construction apporte du contexte, sans suffire à déduire l’étiquette ou les éventuels travaux à envisager.

Louer à Mortard : distinguer étiquette, estimation énergétique et situation du bien

Pour une mise en location, le premier enseignement est également de ne pas confondre tendance locale et situation individuelle. La présence de 103 logements F ou G montre que les étiquettes les moins favorables concernent une partie identifiable de l’échantillon. Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure sur la possibilité de louer un bien précis : les données fournies ne comportent aucun élément réglementaire permettant de trancher cette question. Pour informer un candidat locataire, il convient de s’appuyer sur le DPE du logement, plutôt que sur la consommation médiane locale de 194 kWh/m²/an. De même, les 1 156 € de coût annuel médian estimé ne constituent pas une facture annoncée. Le profil majoritairement composé d’appartements et la surface médiane de 67 m² offrent des éléments de contexte, mais ne remplacent pas les caractéristiques du logement effectivement proposé.

Questions fréquentes

Mortard est-il moins énergivore que l’ensemble de Lure ?

Les données ne permettent pas une conclusion aussi générale. Mortard compte proportionnellement moins de logements F et G : 10,6 %, contre 11,3 % à Lure. Toutefois, la consommation médiane est identique, à 194 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est inférieur dans le quartier, mais cela ne suffit pas à démontrer une meilleure performance pour tous les logements.

Quel type de logement domine dans le quartier Mortard ?

Les appartements dominent l’échantillon, les maisons individuelles n’en représentant que 13,2 %. La période de construction la plus fréquente est 1948-1974, avec 59,2 % des diagnostics. À l’inverse, les constructions d’avant 1948 restent peu représentées, à 2,4 %. Ce portrait porte sur les biens diagnostiqués et non sur un inventaire exhaustif du quartier.

Peut-on utiliser les chiffres du quartier pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Oui, comme contexte clairement identifié, mais pas comme description du bien. Les 969 DPE analysés donnent des repères collectifs, notamment une étiquette D dominante et un coût annuel médian estimé de 1 156 €. La présentation d’un logement doit conserver ses propres résultats DPE, sans lui attribuer automatiquement les médianes ou les caractéristiques majoritaires de Mortard.

Sources officielles

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